obra:etem:et81
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| + | ====== § 81. l' | ||
| + | Comment quelque chose comme le « temps » se montre-t-il de prime abord à la préoccupation quotidienne, | ||
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| + | Toute élucidation postérieure du concept de temps s'en tiendra fondamentalement à la définition aristotélicienne, | ||
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| + | Plus « naturellement » la préoccupation qui se donne le temps compte avec le temps, et (422) d' | ||
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| + | Nous obtiendrons la réponse si nous en revenons à la pleine structure d' | ||
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| + | Ce recouvrement nivelant du temps du monde accompli par la compréhension vulgaire du temps n'a rien de fortuit : au contraire, c'est justement parce que l' | ||
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| + | La suite des maintenant est interprétée comme quelque chose de sous-la-main en quelque manière : car elle est elle-même transportée « dans le temps ». Nous disons : à chaque maintenant c'est maintenant, et à chaque maintenant ce maintenant disparaît déjà aussi. En chaque maintenant le maintenant est maintenant, donc il est constamment présent comme même, bien qu'à chaque fois en chaque maintenant un autre maintenant, arrivant, disparaisse. Mais en tant que ce change même, il n'en montre pas moins en même temps la présence constante de lui-même, et c'est pourquoi Platon déjà, d' | ||
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| + | La suite des maintenant est ininterrompue et sans lacune. Si « loin » que nous pénétrions dans la « partition » du maintenant, il est encore et toujours maintenant. On aperçoit la continuité du temps dans l' | ||
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| + | qui s'est publiée dans la préoccupation pour le temps. Que dans tout maintenant, si momentané soit-il, ce soit à chaque fois déjà maintenant, cela doit être conçu à partir de cet encore « plus ancien » dont tout maintenant provient : à partir de l' | ||
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| + | La thèse capitale de l' | ||
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| + | Mais où se fonde ce nivellement du temps du monde et ce recouvrement de la temporalité ? Réponse : dans l' | ||
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| + | Seulement, de même que, dans l' | ||
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| + | Et pourtant, à travers tous ces nivellements et recouvrements, | ||
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| + | La caractérisation vulgaire du temps comme suite sans-fin, passagère, irréversible de maintenant jaillit de la temporalité du Dasein échéant. La représentation vulgaire du temps a son droit naturel. Elle appartient au mode d' | ||
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| + | En revanche, la temporalité demeure inversement inaccessible dans l' | ||
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| + | La temporalité ekstatico-horizontale se temporalise primairement à partir de l' | ||
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| + | La compréhension vulgaire du temps, au contraire, voit le phénomène fondamental du temps (427) dans le maintenant, plus précisément dans le maintenant pur, amputé de sa structure pleine, que l'on nomme « présent ». D'où il appert qu'il doit rester fondamentalement impossible d' | ||
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| + | Bien que l' | ||
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