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| + | ====== DASEINANÁLISE DE BINSWANGER ====== | ||
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| + | A metáfora indica precisamente que, se o sonho não se junta à vida real na sua forma prática, pode, no entanto, assumir a forma e o sentido da espiritualidade e da comunidade: "a espiritualidade, | ||
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| + | La métaphore indique précisément que, si le rêve ne rejoint pas la vie réelle sous sa forme pratique, il peut prendre toutefois la forme et le sens de la spiritualité et de la communauté : « la spiritualité une fois éveillée peut s’étendre même au rêve pour en faire surgir au moins l’image de la vie universelle ». Le rêve voit se réaliser dans sa métaphore l’assomption possible par la subjectivité d’une universalité qui ne lui reste pas étrangère, | ||
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| + | Il s’agit ici de la « vérité subjective » à laquelle elle accède et de l’histoire de sa propre vie dans laquelle elle transcende la soumission à la fonction biologique. La question de la vérité objective et pratique reste en dehors de cette transition puisque, sous la forme métaphorique, | ||
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| + | « Nous psychothérapeutes ne devons pas nous en tenir à Hegel, car, en tant que tels, nous n’avons pas à nous occuper de la vérité objective, de l’harmonie de la pensée et de l’être, mais bien de cette « vérité subjective » dont parle Kierkegaard, | ||
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| + | Cette dernière remarque porte en elle, mais d une façon qui n’est pas totalement explicitée, | ||
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| + | Car il est incontestable que le « nous » ne se laisse pas totalement « remplir » (remplissement de sens) au plan d’une analyse du langage : d’une part, il ne peut se comprendre que par référence à une expression pratique universelle assurant l’unité du Logos et du monde objectif, d’autre part, au niveau de l’expérience individuelle, | ||
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| + | « La vie comme fonction est une autre vie que la vie comme histoire. Et cependant les deux ont un fondement commun : l’existence. Montrer le lieu du rêve au sein de ce fondement était notre dessein. En dehors de cette communauté de fondement, mais en relation avec lui, rêve et veille ont encore quelque chose de commun : comme le « passage » de l’un à l’autre est successif (ce à quoi ne change rien le caractère de rupture de la décision biographique individuelle) le commencement de la vie biologique et par là du rêve et la fin de l’état de veille de la biographie intérieure, | ||
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| + | En ce cas, la signification du « nous » ne revêt-eile pas également une singulière imprécision ? Nous pourrons nous laisser prendre au mirage des communications imaginaires, | ||
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| + | Mais alors, il faut refuser également la tentation d’une doctrine de la communication se déroulant dans une pure positivité d’être, avec de simples différences quantitatives de plus ou de moins, de dimension ascensionnelle ou descendante, | ||
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| + | En d’autres termes, si nous traitons l’être de l’homme dans son existence individuelle et mondaine, comme étant, son essence renvoie à la compréhension d’un Autre que l’étant, l’être, et cette compréhension dépasse dans son principe les oppositions existantes sur le plan mondain entre l’homme pris en tant qu’individu et l’homme en tant que communauté, | ||
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| + | Le fondement ne peut être atteint que si nous excluons toute manière de poser la communication en termes de relation d’individu à individu, de personne à personne, de subjectivité à subjectivité dans l’intersubjectivité ou, comme on peut encore l’exprimer, | ||
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| + | La question de l’antériorité dans l’être du je ou du nous est donc bien, en un certain sens, une question de « choix » simplement, choix inessentiel au fond, puisque, pour pouvoir décider de son sens authentique, | ||
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