estudos:henry:henry-1963-schelling
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| + | ====== Schelling (1963) ====== | ||
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| + | C’est parce que l’absolu ne connaît pas encore cette division interne d’avec soi qui constitue la conscience qu’il demeure, chez **Schelling**, | ||
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| + | L’histoire, | ||
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| + | C’est toujours l’identification du concept de conscience avec la conception moniste de l’essence de la manifestation qui amène **Schelling** à établir, dans le Système de l’Idéalisme transcendantal, | ||
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| + | L’intelligence, | ||
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| + | L’intelligence et l’action ne constituent pas, aux yeux de **Schelling**, | ||
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| + | L’interprétation du concept de conscience à partir du dédoublement par lequel l’être s’offre en spectacle à lui- même et peut ainsi s’apercevoir et se connaître, ne se manifeste pas seulement, sous l’influence de Bœhme, dans le Système de l’Idéalisme transcendantal, | ||
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| + | Cette présupposition apparaît clairement aussi dans les thèses de **Schelling** qui ont été évoquées et selon lesquelles ce n’est pas le sujet, c’est la dualité, la division comme telle, qui est la condition de la manifestation, | ||
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| + | Parce que la conscience est l’opposition, | ||
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| + | L’appartenance de l’élément ontique à la structure interne de l’essence de la phénoménalité, | ||
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| + | L’objet est pensé par **Schelling** comme la condition de la conscience effective en tant que « la conscience est l’acte par lequel le sujet pensant se devient immédiatement objet ». 14 | ||
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| + | **Schelling** conçoit cette essence pure comme une activité primitive et infinie. 14 | ||
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| + | De même que chez Fichte l’existence pure qui définit l’essence n’entre dans la condition phénoménale que sous la condition de la détermination objective sans pouvoir cependant maintenir dans cette forme la pureté de son essence originaire, en sorte que « toujours la forme nous voile l’essence », de même chez **Schelling** la conscience pure qui se réalise phénoménalement dans l’objet n’est plus, en fait, dans cette réalisation que l’objet lui- même. 14 | ||
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| + | Qu’en est-il cependant de la manifestation de la conscience dans sa pureté ? Une telle manifestation ne doit-elle pas pouvoir être exhibée si la philosophie de la conscience prétend parler avec quelque droit du concept pur sur lequel elle se fonde ? **Schelling** ne peut lever le paradoxe d’une conscience qui ne se connaît que lorsqu’elle devient objet ni maintenir la validité du concept pur de la conscience autrement qu’en faisant de celle-ci la condition de l’apparence phénoménale effective de l’objet. 14 | ||
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| + | Ce paradoxe semble levé par l’opposition instituée par **Schelling** entre « le point de vue transcendantal » et celui de la conscience commune. 14 | ||
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| + | A moins de confondre les deux, comme le fait **Schelling**, | ||
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| + | Le savoir de soi du savoir de l’étant est, comme le comprenaient déjà Fichte et **Schelling**, | ||
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| + | En s’élevant à l’« absolu » à partir du savoir phénoménal, | ||
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| + | Parlant de la monade moi comprise par lui comme constituant identiquement la conscience, c’est-à-dire l’essence de la présence comme telle, **Schelling** déclare : « Aucun opposé objectif n’arriverait jamais en elle s’ü n’était posé en même temps par Faction par laquelle elle se pose elle-même. » 36 | ||
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| + | La possibilité pour l’essence d’accomplir son œuvre à l’égard de tout ce qui est présent et qui trouve ainsi en elle sa médiation, présuppose assurément, | ||
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| + | La position de soi de l’essence est, selon **Schelling**, | ||
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| + | C’est précisément parce que la position de soi de l’essence est, selon **Schelling**, | ||
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| + | Ainsi voit-on, dans le Système de l’Idealisme transcendantal où se concentrent en un ensemble les thèses fondamentales de la philosophie classique, **Schelling** identifier la phénoménalité avec l’objectivité comme telle et, dans le même temps, poser, comme la condition de cette dernière, comme l’absolu, le « non-objectif ». 45 | ||
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| + | Qu’elle existe pourtant, et cela comme l’absolu, que la non-phénoménalité soit le nom de l’essence, | ||
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| + | Ainsi s’expliquent, | ||
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| + | Comme celle de son oubli, l’idée d’un Remémorial de l’essence est présente chez **Schelling**. 45 | ||
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| + | L’essence de la conscience, à son tour, est interprétée par lui d’une manière qui est directement commandée par la philosophie des grands postkantiens, | ||
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| + | Il n’y a lieu, en aucune façon, de parler ici d’une opposition entre Fichte et **Schelling** ni, par suite, d’une synthèse que Hegel aurait eu à réaliser entre les deux philosophes. 71 | ||
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| + | Il n’y a point d’opposition non plus, sur ce point essentiel, entre **Schelling** et Hegel. 71 | ||
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| + | Si **Schelling** soutient une philosophie de l’identité, | ||
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| + | L’intuition en question est, ne l’oublions pas, celle de **Schelling**, | ||
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| + | Il est, au contraire, ce qui n’est pas encore parvenu dans la lumière de la réalité, quelque chose d’obscur, la possibilité, | ||
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