estudos:duval:duval-hz187-189-o-eco-doloroso
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| + | ===== O ECO DOLOROSO (HZ: | ||
| + | On pourrait penser que l’écoute du Silence donnant le ton à la Dimension panréelle procure à l’homme cette sorte d’euphorie qu’a pu impliquer la conception simpliste d’un “retour à la nature”, ce qui n’a d’ailleurs que peu à voir avec l’âme tragique d’un Rousseau. Mais il n’en est rien. Eprouvant le Silence comme Parole primordiale de la Vie sur elle-même, l’homme n’en peut dire la provenance puisqu’il se situe lui-même dans cette provenance, puisqu’il est lui-même produit par l’ampleur de ce qui veut se parler à soi-même. Ainsi l’écoute éveillée de l’homme à l’énergie vitale s’explicitant dans l’énergie spirituelle comme énergie parlante fait-elle de l’homme l’écho douloureux de ce qui se dit en lui et par lui-même dans l’inachèvement de ce qui doit se dire, dans la finitude. Comme si la Vie était parvenue à se dire elle-même sans encore pouvoir se révéler à elle-même la plénitude de sa propre Dimension. | ||
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| + | — « M : Quelque chose devrait s’éclater, | ||
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| + | J : Quelque chose d’apaisant devrait se manifester en propre, qui calmerait la véhémence du Large dans l’ajointement de la Parole qui appelle. » | ||
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| + | L’éclosion de la Parole est donc de nature tragique. Parce qu’elle fait l’être humain, elle le fait douleur. Parce que cette éclosion est par l’homme le moment d’achèvement de la conscience silencieuse de la Vie elle-même, il faut dire que la Vie même est d’essence douloureuse, | ||
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| + | Un texte de Heidegger exprime admirablement cette nature douloureuse de le Vie universelle, | ||
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| + | — « L’âme est grande selon qu’elle est capable du regard flamboyant par lequel elle cesse d’être étrangère à la douleur. A la douleur appartient en propre une nature en elle-même adverse... | ||
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| + | Le regard est le retrait de la douleur par laquelle elle parvient à la douceur et à partir de là au règne de ce qui en elle dévoile et conduit. | ||
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| + | L’esprit est flamme. Ardente elle resplendit. Le resplendissement survient dans l’éclair du regard. C’est pour un tel regard que s’accomplit l’achèvement de la splendeur en laquelle réside tout ce qui est présence. A toute pensée qui se représente la douleur à partir de l’impression des sens, la nature de la douleur demeure dérobée. Le regard de flamme détermine (bestimmt) dans l’âme la grandeur. | ||
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| + | L’esprit qui donne grandeur d’âme est comme douleur l’animant. Or, l’âme ainsi douée est ce qui donne vie. C’est pourquoi tout ce qui vit au sens de l’âme est transi par le trait fondamental de sa propre nature, la douleur. Tout ce qui vit est Douleur. » | ||
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| + | L’âme tire sa grandeur de l’embrasement qu’elle éprouve lors de l’Eveil fulgurant où elle s’ouvre au Foyer d’où s’effectue la production pure de tout ce qui advient et peut advenir. | ||
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| + | S’éveillant à une telle provenance, elle en laisse éclore la Parole silencieuse qui par elle en vient à se dire. Mais elle ne révèle pas cette provenance, elle se la laisse-dire, | ||
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| + | Silence et Douleur ; Silence est Douleur, deux mots qui ponctuent l’Expérience panréelle de l’inachèvement des Mondes. | ||
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| + | Parce que la conscience que la Vie prend d’elle-même par l’homme qui porte la Parole primordiale du Silence douloureux est conscience tragique de son propre déploiement, | ||
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| + | Le Cri (art879) est la première figure des Voies du Silence, de l’extension de la Parole blessée dans la vibration de la Panréalité se disant à elle-même l’écartèlement de sa nature. | ||
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| + | Ecoutons et voyons se configurer Cela qui vient à nous dans le Silence où bruit déjà la Première Parole de la Vie sur elle-même, réflexivité qui la blesse à son propre désir. | ||
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