estudos:decleve:escuta-do-ser-presente-e-oculto-na-essencia
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| + | ====== escuta do Ser presente e oculto na Essência (1970: | ||
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| + | Pelo contrário, vimos, seguindo os passos sucessivos da meditação, | ||
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| + | Mas, em consequência, | ||
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| + | A estrutura da errância e a relação entre liberdade e errância ajudam-nos a compreender a inserção da metafísica e da filosofia no tempo. | ||
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| + | Em suma, a metafísica ocidental após os primeiros gregos foi sempre, em certa medida, vítima do senso comum e da sua recusa constitutiva de questionar a evidência do ente revelado. Pois foi neste preciso momento da história do mundo, quando se deu o início da filosofia, que começou também o domínio expresso do senso comum, da sofística. | ||
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| + | A revelação do ente e o pensamento do Ser são de fato inseparáveis, | ||
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| + | Dans la conférence qui porte ce titre [L’essence de la vérité], Heidegger commence, nous le savons, le revirement par lequel le temps sera compris à partir de l’être et non plus l’être à partir du temps. La tâche ne sera toutefois menée à son terme qu’en des développements postérieurs à la présente méditation: | ||
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| + | Pour nous mener à cette expérience, | ||
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| + | Dans le Kantbuch cet élément constituant était un «laisser-s’objeter», | ||
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| + | Il faut rappeler qu’en explicitant le sens du dawider, de cet opposant absolu qui selon Kant détermine nécessairement le concept, Heidegger s’était situé déjà, au-delà du logique, au plan de l’être. | ||
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| + | Dès lors la liberté qui accomplit l’essence de la vérité sous la [58] forme du dévoilement de l’étant, loin d’être une propriété de l’homme ou un libre arbitre, possède l’homme «et cela si originairement qu’elle seule permet à une humanité d’engendrer la relation à l’étant en totalité et comme tel, sur quoi se fonde et se dessine toute l’histoire» [GA9: | ||
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| + | L’histoire, | ||
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| + | Or l’ek-sistence ainsi comprise s’enracine dans la liberté comme essence de la vérité. | ||
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| + | D’autre part, «parce que la vérité en son essence est liberté, l’homme historique peut aussi, en laissant être l’étant, ne pas le laisser être en ce qu’il est et tel qu’il est» [GA9: | ||
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| + | Mais ceci dépend-il du simple libre arbitre ou de la négligence de l’homme? Assurément non, puisque, nous l’avons dit, la liberté qui est essence de la vérité possède l’homme. La non-vérité doit donc appartenir à la liberté ainsi comprise, c-à-d à l’essence de la vérité. Dès lors la liberté qui fondait l’essence de la vérité en tant qu’adéquation se fonde à son tour dans l’essence de la vérité. | ||
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| + | De quelle vérité s’agit-il en ce fondement de la liberté? Heidegger répond: de l’essence complète de la vérité, c-à-d de cette vérité qui contient sa propre non-essence. Et le «non» de cette [59] non-vérité originaire désigne ici le domaine encore inexploré de la vérité de l’Être: ce qui dans la présence de l’Être est nécessairement caché. | ||
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| + | Ainsi en pensant l’essence de la vérité comme adéquation, | ||
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| + | Mais ne savons-nous pas déjà ce qui est présent? N’est-ce pas l’étant en totalité, dévoilé dans l’apérité première de l’eksistence qui est libérée pour s’exposer à l’étant comme tel venant à sa rencontre ? | ||
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| + | Sans doute. Pourtant ceci demeure insuffisant. | ||
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| + | En effet tout dévoilement de l’étant est partiel. Plus il est net, plus il repousse dans l’ombre le fond sur lequel il s’accomplit, | ||
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| + | Dévoiler l’étant sera donc d’abord ne pas apercevoir que le dévoilement lui-même est partiel, puisque c’est d’emblée voiler l’étant en totalité. Mais c’est aussi contribuer à dissimuler ce qui est nécessairement caché et par là préserver «la non-vérité originelle» qui est «plus ancienne que toute révélation de tel ou tel étant . .. plus ancienne que le laisser-être lui-même» [GA9: | ||
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| + | Heidegger appelle mystère «la dissimulation de l’étant comme tel, obnubilé en totalité» en tant qu’elle domine le Dasein de l’homme et permet au libre laisser-être de la préserver ((GA9:WW:19 – Ainsi est pensé à partir de l’essence ce qui dans Kant et le problème de la métaphysique était considéré à partir du Dasein: le souci comme structure de «la précarité constante quoique généralement voilée qui transit toute existence», | ||
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| + | [60] Si laisser être l’étant sous la domination du mystère, c’est pour l’homme ek-sister, c’est néanmoins aussi insister, c’est «se raidir sur ce qu’offre l’étant en tant qu’il paraît en soi et se manifeste» [GA9: | ||
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| + | Dès lors entre la liberté et l’errance existe une relation de priorité mutuelle, mais à des niveaux différents. D’une part en effet, l’obnubilation antérieure au Dasein lui-même «ne peut être explicite ou dissimulée que par le fait d’un étant capable de s’ouvrir et d’illuminer»((De Waelhens et Biemel, Introduction à la trad. de WW, p. 50.)). Mais «la liberté, comprise à partir de l’eksistence in-sistante du Dasein, n’est l’essence de la vérité (comme conformité de l’apprésentation) que parce que la liberté découle elle-même de l’essence originaire de la vérité, du règne du mystère dans l’errance» [GA9: | ||
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| + | Aussi pour que le laisser être de l’étant comme tel et en totalité s’accomplisse selon l’essence, | ||
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| + | L’interrogation philosophique est alors retournée vers le point d’où elle surgissait: le phénomène de l’oubli est assumé selon l’authenticité du Dasein. «La vue du mystère à partir de l’errance pose le problème de la question unique: qu’est-ce que l’étant comme tel dans sa totalité? | ||
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| + | Le résultat principal de la méditation que nous venons de résumer concerne la métaphysique et l’idée de philosophie. | ||
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| + | Une fois de plus, Heidegger a montré, en parlant le langage de la métaphysique, | ||
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| + | Lorsque la métaphysique veut résoudre le problème de l’Être en s’interrogeant sur l’être de l’étant et sur l’étant en totalité, [61] elle se rend incapable de poser correctement la question à laquelle elle entend répondre. On pourrait dire en effet qu’elle ne s’aperçoit pas elle-même comme ek-sistence in-sistante; | ||
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| + | On a vu, au contraire, en suivant les démarches successives de la méditation, | ||
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| + | Mais, du coup, penser n’est plus seulement une initiative de l’être-là; | ||
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| + | La structure de l’errance et le rapport que soutient avec elle la liberté permettent du reste de comprendre l’insertion de la métaphysique et de la philosophie dans le temps. | ||
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| + | Somme toute, la métaphysique occidentale après les premiers Grecs fut toujours dans une certaine mesure victime du sens commun et de son refus constitutif de mettre en question l’évidence de l’étant dévoilé. Car c’est à ce même moment de l’histoire du monde où s’accomplit le début de la philosophie que commence aussi la domination expresse du bon sens, de la sophistique [GA9: | ||
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| + | Révélation de l’étant et pensée de l’Être sont en effet inséparables et c’est dans leur unité que surgit l’équivocité de l’essence: | ||
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| + | //DECLÈVE, Henri. Heidegger et Kant. La Haye: Martinus Nijhoff, 1970// | ||
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