estudos:caron:peos:comeco-radical-do-pensamento-heideggeriano
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| + | ====== começo radical do pensamento heideggeriano (2005: | ||
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| + | "É apenas se a compreensão do ser é que o ser se torna acessível como ser" [SZ:212]. Este é, pois, o início radical que o pensamento heideggeriano conquista através do contato com as possibilidades impensadas da fenomenologia: | ||
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| + | « C’est seulement si la compréhension d’être est que de l’étant devient accessible comme étant » ((SuZ, p. 212 : « nur wenn Seinsverständnis ist, wird Seiendes als Seiendes zugänglich ».)). Tel est donc le commencement radical que la pensée heideggerienne conquiert au contact des possibilités impensées de la phénoménologie : c’est par l’être que nous avons accès à l’en-tant-que ou l’être-présent de la chose, c’est par l’être qu’une Wesensschau nous donnant l’objet intentionnel est possible, c’est par l’être que nous avons accès à nous-mêmes : car « si l’âme n’avait pas d’emblée l’entente de ce que veut dire être, l’homme, en tant qu’étant se rapportant à l’étant et aussi à lui-même, ne serait pas en état d’exister »((GA34, p. 1 14 ; EV, p. 136.)). L’homme apparaît comme un étant ; pourtant, il est le seul étant pour qui il y a de l’étant, entendons pour qui il y a de l’étant qui lui apparaisse en tant que tel, dans la nudité de son acte d’être, dans le brutal dépouillement de sa présence. Et c’est cet élément qui manifeste la spécificité de son soi. « L’homme est manifestement un étant. Comme tel, ainsi que la pierre, l’arbre, l’aigle, il a sa place dans le tout de l’être. Ici, « avoir sa place » veut dire : être intégré dans l’ordonnance de l’être. Or, le trait distinctif de l’homme, c’est qu’en sa qualité d’être pensant il est ouvert à l’être, placé devant lui, qu’il demeure rapporté à l’être et qu’ainsi avec lui il co-respond. L’homme est proprement ce rapport de correspondance, | ||
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| + | « Nous pensons constamment l’être. À chaque fois que nous disons : c’est comme ci et comme ça, ce n’est pas ainsi, c’était ou ce sera – et cela se produit tous les jours un nombre incalculable de fois –, que ce soit explicitement ou sans même en souffler mot. Chaque fois que nous employons un verbe, nous avons déjà pensé l’être et nous l’avons toujours compris de quelque manière. Nous comprenons immédiatement les énoncés du type : aujourd’hui, | ||
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| + | //CARON, M. H. Pensée de l’être et origine de la subjectivité. Paris: CERF, 2005.// | ||
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